Il voulait trouver un abri pour ces parties de vols fous.
Mes pétales ont frissonné sous un brin d'air tout frais
Ma corolle colorée s'est ouverte à ses murmures secrets.
Nous avons joué tous deux sous les vagues du vent,
Se chamaillant, poussés par la beauté du temps.
Il m'offrit mille présents, telles gouttes de rosées...
Trésors du monde et merveilleux instants passés.
Il m'a même confié la raison de sa présence
Il voulait m'ensorceler de sa douce essence.
Allons, ne voulait-il donc point aussi me charmer ?
Se prenait-il donc pour un mage, un grand sorcier ?
Je n'ai point cru à sa mystérieuse confession
J'ai préféré continuer nos passe-temps fripons
Sur le fil de nos ententes et de nos simples amitiés
Nous nous envolâmes sur la brise en un rêve éveillé.
Nous parcourûmes la grande étendue des nuages,
Tous deux, lui accroché simplement à mon visage
Cumulus et nimbus nimbaient nos yeux d'un voile
Tout se fit flou, je m'éveillais sous les étoiles.
La lune veillait tendrement sur nos vies
Elle prenait soin de nos c½urs sans un bruit.
Seul son c½ur me susurrait des mots tendres,
Il me conviait, disait ne plus pouvoir attendre...
Je pris donc les devants dans cette aventure
Et ouvrit grand mes pétales à ce petit butterfly mature
Lui confiant mon âme, mon petit bouton jaune de pollen
Il me butinait ardemment, avec passion... songe d'Eden.
Notre osmose fut totale sous ce beau et grand ciel,
Et après cette danse tendre et amoureusement sensuelle
Nous partîmes sur la voie d'un arc-en-ciel féerique
Traçant ensembles nos épopées du c½ur magique.
Nos arabesques mirifiques furent étincelantes
Et suivirent les courants de poudres phosphorescentes.
Oiseaux aux mille couleurs et arbres mirobolants
Nous accompagnèrent dans ces paysages étonnants.
Mais la nuit stoppa soudainement notre excursion
Et il fut l'heure de rentrer chacun dans notre maison.
Famille aux aguets, questions par milliers, rires
Mes pensées s'évadent au loin, près de lui... partir...
